,....................................Letters are worlds and words are universes.............................

Concorde Subway station, Place de la Concorde, Paris

Station Concorde, 1989. This project was the first of an international network for Human Rights started in Paris by the artist Françoise Schein. The station is entirely covered by the text of the Declaration of Human Rights from French Revolution of 1789. To generate the curiosity, the artist has put no spaces between the words and no punctuation.


© Copyright Association Inscrire 2009


At first glance, the viewer does not recognize any meaningful text. The wall appears only as a large puzzle of letters arbitrally located. But slowly, the formation of language appears in the viewers’ minds. He constructs his own meaning, he creates his own understanding of the text as if he was writing these concepts himself...

After the construction of this first project, Françoise Schein has imagined, creating and International Network of urban projects dedicated to Human Rights.

This os an ongoing project that the Association Inscririre has been leading since 1991



En 1989, année du bicentenaire de la Révolution Française et du début de la chute du mur de Berlin, tout se passait comme si l'histoire en train de se faire et celle du passé, se réunissaient autour d'un idéal de société. Deux cents années et un espace blanc de deux mille kilomètres séparaient les évènements de Paris et de Berlin. Cette même année1989 se construisait à Paris, « un espèce de texte » se déployant sur la voûte de la place de la Concorde.
Sans ponctuation et sans espace entre les mots, le voyageur n'y voit d'abord qu’un immense bloc de 44.000 lettres Garamond. Ensuite, si son regard décèle un premier mot, le sens caché du texte lui apparaît soudain avant qu'un un train l'emmène méditer ailleurs ces quelques mots volés à la loi. Depuis toujours, c’est dans la ville que se sont créées les mutations des civilisations. La ville est une donnée fondamentale initiale à partir de laquelle les actions peuvent se former. Elle contrôle et détermine les idées et les actes qu’ils soient politiques, sociaux ou esthétiques. C’est donc dans ce sens que j’ai choisi les lieux de transport (métros) et les espaces oubliés (favelas) pour y inscrire mon travail artistique parce qu’ils font partie de ce nouvel état du monde fait de réseaux et de connections, une structure globale interconnectée, un rhizome à l’échelle interplanétaire.

Françoise Schein

© Copyright Françoise Schein et Association Inscrire 2009




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Station de métro "Concorde"
Ligne 12, Nord Sud, Paris
1989-1991

Que voit on ?

Le texte de la déclaration des droits de l’Homme couvre l’intégralité de la voûte de la station de métro “Concorde”. Il est y est privé de ponctuation et d’espace séparant les mots. Ce changement formel provoque la surprise et la curiosité : au premier coup d’oeil, l’usager n’observe qu’un immense puzzle de milliers de lettres. Ensuite le regard décèle un premier mot. Le sens du texte, caché sous l’effet de multiplicité, apparaît alors peu à peu et oblige à une sorte de réapprentissage de la lecture, comme le ferait un jeune enfant. Au lieu d’être ressenti comme lieu commun politique, le texte offert comme un bloc, se brouille et provoque le lecteur à faire un effort de décodage qui l’oblige à chercher le sens de chaque mot. Comme une lecteur millénaire, il peut réinventer ou réinterpréter le texte à chaque lecture…

Construite de 1989 à 1991 par Françoise Schein, cette première œuvre d’art public monumentale est pour l’artiste le début de la construction d’un réseau international dédié aux droits humains qu’elle a développé ensuite avec de nombreux partenaires privés, institutionnels et de la société civile.

 

 

Le sens caché des espaces blancs

Qui y a-t-il de caché dans les espaces blancs entre les mots?
Est ce là que se situent les sens possibles des mondes à venir ?
Inscrire le texte de la Déclaration des Droits Humains sans espace entre les mots sur les murs de la station de métro Concorde à Paris c’est laisser voyager la pensée vers ce que nous ne savons pas et qui se cache toujours au centre de ce que nous savons déjà, dans les méandres de la géographie du langage et de la loi.

Kaboul
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